Les sept enjeux capitaux de la présidentielle 2017

Les sept enjeux capitaux de la présidentielle 2017

La campagne électorale tient plus de la série télévisée à suspens que du débat démocratique. Les principaux observateurs politiques se muent en commentateurs sportifs, tandis que le spectre du FN pousse les électeurs à adopter des comportements moutonniers essentiellement basés sur les sondages pour choisir leur candidat, en dépit de tout contenu programmatique. Situation paradoxale, tant les enjeux démocratiques qui seront déterminés à l’issue de l’élection relèvent d’un caractère absolument historique. La liste pourrait s’étirer à l’infini, mais nous en avons retenu sept principaux.

Le risque Marine Le Pen

Avant d’aborder le fond du problème, il apparait nécessaire de mentionner ce que nombre de nos concitoyens jugent être le principal défi de cette élection, éviter la victoire de l’extrême droite.

Nous avons déjà détaillé les causes de la montée du FN. Elles s’articulent autour de deux pôles. Premièrement, la banalisation des thèmes xénophobes, entretenue par les gouvernements précédents et les grands médias. Deuxièmement, les conséquences des politiques néolibérales (financiarisation de l’économie, libre échange, austérité budgétaire) qui ont eu pour effet de casser le tissu social et de créer une classe populaire paupérisée. C’est cette classe quelque peu désespérée qui fait grossir les rangs du FN, comme elle a permis le Brexit et la victoire de Donald Trump. Un phénomène bien connu que personne ne conteste.

Pour éviter la victoire à terme de l’extrême droite, il convient d’agir sur les causes de son succès grandissant, au lieu de se contenter de voter utile pour le meilleur candidat désigné par des sondages qui, à six semaines d’une élection, s’étaient systématiquement trompés de vainqueur (Brexit – Trump – Fillon – Hamon – Pays-Bas).

Avec cette remarque préliminaire en tête, examinons les sept principaux enjeux qui seront nécessairement tranchés par cette présidentielle. Par souci de concision, nous citerons parfois les positions des principaux candidats sur ces sujets, sans entrer dans les détails. L’idée étant plus d’attirer l’attention sur les enjeux que de produire un comparatif précis des onze programmes.

1)  L’avenir de nos institutions

Les institutions forment un prérequis incontournable à la vie démocratique. Or, le diagnostic qui découle des évènements récents n’échappe à personne, la cinquième république semble à bout de souffle. Le régime présidentiel confère un pouvoir considérable au chef d’état, renforcé par le calendrier des législatives. Ainsi, Nicolas Sarkozy a pu ignorer le vote des Français contre le traité européen et François Hollande a pu mener une politique diamétralement opposée au programme sur lequel il avait été élu. Les conséquences sont dramatiques : montée du FN, scission du PS, abstention record.

Second point, l’élection des députés au suffrage indirect et le cumul des mandats impliquent une représentativité réduite, tandis qu’elle encourage les calculs politiciens et, on l’a vu, les comportements de corruption.

La combinaison de ces deux problèmes conduit à une prise d’otage du peuple qui se retrouve forcé, élection après élection, de choisir le candidat le moins mauvais par vote utile, pour finalement hériter d’une classe politique qui ignore majoritairement les décisions de ses citoyens. À ce titre, le vote des députés qui accroit leur immunité parlementaire en plein milieu de l’affaire Fillon ou le maintien de la candidature de ce dernier, qui bloque toute alternative à son propre parti, sont autant d’exemples. Du fait des institutions, François Fillon pourrait très bien devenir le prochain président, et serait ainsi immunisé contre toute poursuite judiciaire, malgré la mise en examen en cours.

Face à ce constat, deux attitudes sont possibles : renforcer les institutions actuelles ou en adopter de nouvelles.

Deux candidats proposent une nouvelle constitution pour rendre le pouvoir au peuple à travers un système inspiré des démocraties parlementaires, c’est le projet de 6e république porté par Benoit Hamon et Jean Luc Mélenchon. Inversement, deux autres candidats parlent d’introduire une part de proportionnelle dans l’élection des députés, tout en renforçant par ailleurs significativement le pouvoir du chef de l’État (Emmanuel Macron et Marine Le Pen). François Fillon s’abstient de faire de grandes propositions (curieusement !).

Ainsi, on comprend que le choix du prochain président sera déterminant pour le futur de nos institutions.

2)  L’avenir de l’Union européenne

Après notre propre constitution, les traités de l’Union européenne forment le point de départ incontournable de toute politique, intérieure comme extérieure.

Rappelons ainsi que la doctrine néolibérale est inscrite au cœur de ces textes, qui encadrent également la politique de défense de l’UE et le fonctionnement de l’Euro.

Ces traités interdisent purement et simplement l’harmonisation fiscale, l’harmonisation sociale, la défense des services publics, le contrôle des frontières et toute autre forme de protectionnisme. C’est pourquoi les programmes d’Emmanuel Macron et François Fillon sont philosophiquement si proches et reprennent pratiquement mot à mot les recommandations de la Commission européenne (1).

De même, sans une remise en cause des traités, les programmes de Mélenchon, Hamon et Le Pen ne sont pas applicables. Or, pour les renégocier, l’accord unanime des 27 pays membres, et de leurs parlements (soit 54 consultations) est indispensable. Ceci explique la stratégie de désobéissance aux traités prônée par Mélenchon, ou la sortie unilatérale proposée par Asselineau.

En plus du caractère antidémocratique de la construction européenne, les choix qui sont laissés aux représentants des peuples (via la Commission européenne et le parlement) sont fortement influencés par le pouvoir des lobbies. Pour vous en convaincre, je vous renvoie à cette excellente vidéo, avant de citer quelques exemples récents.

  • Le CETA, traité de libre-échange qui contient la mise en place des fameux tribunaux d’arbitrage permettant aux multinationales de poursuivre les États en justice, a été voté par le parlement en dépit d’une opposition sans précédent. (2
  • L’interdiction des perturbateurs endocriniens a échoué suite aux efforts des lobbyistes. (3)
  • Le Roundup de Mosanto a été autorisé par la Commission européenne en dépit d’une fuite dans la presse américaine qui démontre l’inquiétude de Mosanto lui-même sur les risques sanitaires, et malgré le rapport de l’OMS qui juge le principe actif du Roundup cancérigène.(4)

Enfin, et c’est là le point essentiel à retenir, le traité budgétaire européen interdit les politiques d’investissement public et force les États à pratiquer l’austérité.

Conclusion : l’Union européenne, avec toutes ses qualités, laisse très peu de marge de manœuvre au président de la République.

On comprend ainsi que l’Europe entre dans une période très difficile, et que la stratégie retenue par la France dépendra du vainqueur de l’élection. Plus d’intégration ou remise en cause du fonctionnement de l’UE, jusqu’à sa sortie, l’éventail des choix offerts balaye la majorité du champ des possibles.

3) Le chômage et les politiques économiques et sociales : austérité et libéralisme vs investissement budgétaire et renforcement de l’État

Comme nous venons de le voir, sans remise en cause des traités européens actuels, une seule politique économique et sociale est possible, celle recommandée par la Commission européenne et reprise dans les grandes lignes par Fillon et Macron. Malgré leurs nuances, elles se résument en un mot : austérité.

Logiquement, ces candidats proposent donc sous différentes formes et niveau d’intensité le recul de l’État (moins de fonctionnaires, privatisation des services publics) et la baisse de la protection sociale (retraite, santé) dans le but de libéraliser l’économie.

L’alternative principale découle des recommandations du FMI et de l’OCDE : la politique de relance budgétaire. Si deux candidats la proposent clairement, Benoit Hamon ne se donne pas les moyens de l’appliquer puisqu’il refuse de remettre en cause les traités européens (5).

Enfin, le Front National propose une politique de repli sur soi et de lutte contre l’immigration, qu’il considère à tort comme principale cause du chômage. (6)

Le choix des électeurs est donc fondamental : poursuite du néolibéralisme et de l’austérité, ou politique distributive et relance budgétaire. Les deux ont leurs vertus et leurs risques, mais le choix est on ne peut plus clair !

4)  La lutte contre le réchauffement climatique et la place de l’écologie

Le réchauffement climatique est de loin le principal danger qui pèse sur l’humanité. La hausse des températures, le recul de la banquise et la montée du niveau des eaux dépassent les prédictions les plus alarmistes. (7). D’ici à 2050, ses effets vont profondément impacter les populations, jetant entre 250 millions et un milliard d’individus sur les routes de l’émigration (selon l’ONU). Il provoque déjà des tensions, en particulier au Pakistan et en Inde, deux pays détenteurs de l’arme nucléaire, et dans le cas du Pakistan, en proie à une montée fulgurante de l’Etat Islamique. (8)

Bien entendu, la France seule ne peut résoudre le problème du climat. Mais elle peut choisir de faire partie des solutions, comme la Chine qui va investir  360 milliards de dollars dans les énergies renouvelables et les technologies de pointe. (9) Or, sur ce sujet, on voit que ni Marine Le Pen ni François Fillon ne s’impliquent. Emmanuel Macron fait confiance aux investissements privés, tandis que Benoit Hamon et Jean-Luc Mélenchon proposent des plans d’investissement public significatifs.

Image: CNRS

Second problème, plus immédiat et concret : que choisit-on de retrouver dans nos assiettes ? Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron veulent abroger le principe de précaution, qu’ils estiment être un frein à l’investissement et l’innovation. De même, les deux anciens ministres défendent le CETA, traité de libre-échange qui autorise l’importation de produits alimentaires qui ne respectaient pas les normes de sécurité européennes précédemment établies.

On pourrait également parler des cinquante mille morts par an causés par la pollution atmosphérique, les questions des pesticides et perturbateurs endocriniens, sans oublier le futur de l’énergie nucléaire (thématique qui mériterait un paragraphe à elle seule).

Encore une fois, cette élection permet de trancher des sujets très concrets qui touchent au quotidien des Français et à leur avenir.

5)  La géopolitique, l’immigration et le risque terroriste

Les thèmes chers à Marine Le Pen ont des causes bien identifiées, de nature géopolitique. Mais au-delà des guerres au Moyen-Orient et en Afrique (dont quatre candidats soutiennent l’implication de la France), le risque de conflit armé sur le sol européen, avec la Russie, est de plus en plus pris au sérieux. En particulier par l’Union européenne qui poursuit une politique d’escalade en autorisant le déploiement de troupes américaines à la frontière russe, en maintenant des sanctions économiques, en pratiquant l’ingérence la plus limpide en armant les soldats ukrainiens, et désormais en faisant le choix d’une Europe de la défense. (10)

La France sera donc contrainte, de par son appartenance à l’OTAN et à la défense européenne, d’entrer en conflit direct avec la Russie en cas d’escarmouche avec un pays membre de l’UE. Jusqu’où pourra aller cette escarmouche, qui se déroulera peut-être aux voisinages des centrales nucléaires ukrainiennes ? Devra-t-on faire appel à la dissuasion atomique ? Le non-recours serait risqué, puisqu’il remettrait en cause la pierre angulaire de notre système de défense depuis cinquante ans.

Sur cette question, la plupart des candidats prônent le dialogue apaisé avec la Russie. Mélenchon et Asselineau vont plus loin en proposant la sortie de l’OTAN, tandis que Macron souscrit à la stratégie de François Hollande et que Hamon parle même d’augmenter les moyens de frappe nucléaire français pour « avoir de solides arguments face à Poutine ».

Les deux stratégies qui se dessinent, engrenage militaire ou détente, sont clairement explicitées par les candidats.

6) Capitalisme financier et répartition des richesses

Doit-on poursuivre l’accroissement du poids de la finance dans l’économie, et doit-on lutter contre les inégalités ?

À cette question, deux candidats répondent clairement non. Ils proposent même d’augmenter le rôle de la finance en supprimant l’ISF (dans le cas de Macron, uniquement sur les actifs financiers) et de déréguler le secteur bancaire. En se basant sur leurs prises de position, on constate également qu’ils ne souhaitent pas lutter contre la fraude fiscale (et risque même de la faciliter à travers la réduction du nombre de fonctionnaires) ni remettre en cause les paradis fiscaux ou protéger les lanceurs d’alertes qui permettent d’identifier les fraudeurs. La réforme fiscale qu’ils proposent se résume à une baisse d’impôts via la suppression de l’ISF et, pour Fillon, la diminution des plus hautes tranches de l’impôt sur le revenu.

Et c’est bien normal, puisque selon la théorie libérale, ces mesures vont permettre de relancer la croissance.

À l’opposé, Hamon et Mélenchon proposent une réforme fiscale inspirée des travaux de l’économiste Thomas Piketty. À des degrés divers, ils veulent également lutter contre la financiarisation de l’économie et la fraude fiscale, pour rapatrier un montant qui atteindrait les 200 milliards d’euros par an, sans pour autant remettre en cause les principes du capitalisme. (11)

Problème, une telle déclaration de guerre au « monde de la finance » ne se fera pas sans vague. On comprend en particulier que le positionnement de Mélenchon puisse provoquer des réactions fortes des marchés financiers et de pouvoirs en place, ce qui représente un certain risque politique.

Cette problématique globale reste cependant d’actualité, du fait du risque de plus en plus élevé de nouvelle crise financière qui rend pratiquement certaine l’apparition de troubles importants dans les cinq prochaines années. (12)

Selon que l’on considère la financiarisation du capitalisme comme un facteur de destruction du tissu social ou, inversement, de progrès et d’accroissement des richesses, cette élection propose de trancher entre deux visions opposées.

7)  L’avenir du système de santé et des retraites

Ce sujet nous touche tous particulièrement puisque nous passerons presque tous par la case « hôpital » dans notre vie, et partirons (on l’espère) à la retraite. Or le rebouchage du trou de la sécurité sociale a été atteint en réduisant considérablement les moyens des hôpitaux et de l’assurance maladie (13).

Sur la santé, deux camps se distinguent. Ceux qui veulent revenir à l’esprit des pères fondateurs de notre système, donc augmenter la part de l’Etat (investissement dans les hôpitaux et extension de la couverture santé en réintégrant les complémentaires dans le système global). Mélenchon est beaucoup plus ambitieux que Benoit Hamon, mais tous deux se rejoignent dans la défense du modèle actuel. Cet élan de générosité ne se fait pas sans coût, qui sera répercuté sur les français les plus aisés.

À l’inverse, Fillon et Macron proposent (tout est dans la nuance) de privatiser une part plus importante de l’assurance maladie et de mettre en concurrence les hôpitaux après les avoir privatisés, sur le modèle américain (libéralisation des services de santé et responsabilisation des assurés). Les deux visions sont particulièrement bien expliquées par cet article du monde diplomatique. (14)

Sur les retraites, Macron souhaite individualiser le système (retraite par point, sur le modèle anglo-saxon) et Fillon veut conserver le fonctionnement actuel en faisant reculer l’âge de départ de 3 ans. Hamon accepte également d’alonger la durée de cotisation en instaurant la règle des 43 annuités tandis que Mélenchon propose de revenir à la retraite à 60 ans en augmentant les cotisations (en particulier, en imposant l’égalité de salaire homme femme).

On voit donc sur ces sujets deux approches très différentes, l’une faisant appel aux cotisations sociales et au retour de l’État pour financer la santé et les retraites, l’autre proposant la privatisation partielle et l’individualisation des prestations.

Cela s’observe également dans le langage, certains parlent ainsi de « coût » de la sécurité sociale et proposent de faire des économies en accroissant la part du privé, tandis que d’autres évoquent ce qu’elle « rapporte » et traite ces dépenses du point de vue de l’investissement, qu’ils financent essentiellement par les économies d’échelles (permises par la nationalisation) et l’augmentation des impôts sur les plus riches.

Un vrai clivage gauche-droite, n’en déplaise à Emmanuel Macron.

Conclusion

Tout se passe comme si l’épouvantail Marine Le Pen, les affaires et la frénésie de l’information continue empêchent de débattre des vrais sujets. Ils sont pourtant nombreux, et plus que jamais, les choix proposés sont aussi différents que radicaux. Nous venons d’en donner un aperçu en essayant de vous fournir des clés de lecture. À vous de faire vos recherches, de lire les programmes, ou de nous interpeller dans les commentaires !

Quelques sujets ont manqué de peu de figurer dans cette liste, en premier lieu desquels se trouve l’éducation. Les politiques sécuritaires, le Nucléaire (dont la décision d’investir 100 milliards pour prolonger la durée de vie des centrales dépend de cette élection), le libre échange (en particulier la ratification du traité du CETA) font partie des autres thématiques brulantes.

Dernière remarque, méfiez-vous des comparateurs de programmes, outils particulièrement puissant de manipulation, qui permettent d’influencer le vote en orientant les questionnaires de façon parfois subtil, parfois grossière. Le sujet d’un prochain article, peut-être…

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Notes et références:

  1. Lire l’article de Serge Halimi publié dans le monde diplomatique d’avril 2017
  2. Lire cet article de synthèse du Monde Diplomatique
  3. Lire cet article du journal Le Monde (23 février 2017)
  4. Cf cet article très détaillé, véritable  pavé dans la marre, publié par le journal Le Monde le 18 Mars 2017
  5. Idem 1.
  6. Ce rapport issu d’un collectif d’économistes et d’universitaires  reprend point par point le programme économique du FN et démontre inplicitement l’incroyable complicité des grands médias français dans la fausse perception des propositions du FN. A lire absolument, et à diffuser autour de vous.
  7. Parmi les nombreuses sources disponibles, citons au hasard cet article alarmant du Figaro et celui-ci qui atteste de la fonte record de la banquise.
  8. Sur le risque géopolitique du réchauffement climatique (entre autres), lire cet édifiant interview de Noam Chomsky
  9.  D’après cet article du New York Times
  10. Impossible de lister toute les sources disponibles, mais cet article du monde diplomatique dresse un tableau alarmant.
  11. Lire cet article de bastamag reprennant les principales conclusion du rapport d’attac.
  12. Entre les différentes initiatives aux USA, en UK et en France de dérégulation financière, la bulle du marché d’action et le risque de défaut de payement de la Grèce, les signaux d’alarme pointent au rouge
  13. Lire cet article du Figaro
  14. Pour une vision synthétique des propositions des candidats, cet article du Monde Diplomatique est remarquable.

3 réactions au sujet de « Les sept enjeux capitaux de la présidentielle 2017 »

    1. Oui, c’est exact. Cependant les réformes fiscale proposées par Mélenchon (et par Hamon) s’inspirent toutes les deux des travaux de Piketty (élargissement de l’assiette, fusion de la CSG et de l’IR, progressivité du taux marginal, imposition des revenus du capital au même titre que les revenus du travail, réévaluation des niches fiscales, baisse du taux d’impôt sur 90% des contribuables).

      Plusieurs économistes soutiennent chaque candidat, mais effectivement les plus connus sont Piketty (Hamon) et Généreux (Mélenchon).

      1. Liêm Hong Ngoc est aussi un des économistes qui travaillent pour La France insoumise. Excellent dans le chiffrage du programme au cours d’une émission You tube de 5 h.
        Sinon, il me parait assez artificiel d’associer Hamon et Mélenchon: le candidat sortit des primaires du parti socialiste n’est là que pour siphonner des voix à Jean- Luc Mélenchon.

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