L’espoir Macron

L’espoir Macron

Alors que se profilent les législatives et la réforme du code du travail par ordonnance, des voix s’élèvent pour donner sa chance à Emmanuel Macron. Après tout, pourquoi pas ? Renouvellement de la vie politique, dynamisme économique, Europe conquérante… que peut-on attendre de la présidence Macron ?

En guise d’introduction, précisons que nous maintenons ce que nous avions écrit concernant la nature anachronique du projet économique et social d’Emmanuel Macron, le fait qu’il représente mieux que quiconque les intérêts de l’argent et de l’oligarchie mondiale, et que son élection s’apparente à une forme de soumission envers ces pouvoirs. Cependant, cela ne signifie pas nécessairement qu’il va conduire le pays au désastre.

En effet, les sciences sociales et économiques n’obéissent pas à des lois naturelles comme le font la physique ou les mathématiques. Il serait bien prétentieux de la part de quiconque, et en particulier de votre cowboy solitaire, d’affirmer avec certitude l’échec futur du président Macron.

Examinons donc en quoi l’élection de notre nouveau chef d’État pourrait représenter une bonne nouvelle porteuse d’espoir.

1) Macron, un président honnête et sincère

L’interview accordé à Mediapart le 5 mai 2017 vient confirmer une supposition que nous avions avancée lors de notre premier article à son sujet. Emmanuel Macron croit sincèrement aux vertus du libéralisme et de l’individualisme. Contrairement à certaines personnes qui le soutiennent, il ne semble pas être un homme cynique cherchant à exploiter davantage les faibles pour enrichir les puissants ; au contraire (c’est peut-être plus inquiétant), il croit réellement que son action politique peut aider l’ensemble des Français.

Ses nombreuses sorties à propos des chômeurs qu’il considère comme des fainéants assistés, ses « dérapages » assumés sur les Pieds-Noirs, les ouvriers analphabètes ou la classe politique indigne de ses électeurs témoignent de son honnêteté : Macron a une fâcheuse tendance à dire ce qu’il pense. (1)

Contrairement à ce qu’il lui était demandé, il ne s’est pas abaissé à raconter des salades à ses concitoyens. Chirac avait appelé à un vote pour battre Le Pen. Macron, à l’inverse, a exigé un bulletin d’adhésion à son projet libéral. On peut juger cela comme un signe d’arrogance ou d’aveuglement, une certaine déconnexion avec la réalité sociale du pays et les lois économiques (nous y reviendrons), mais au moins Macron présente les choses telles qu’elles sont. Reconnaissons-lui cela, quoi qu’on pense de ses idées et de sa personne, le leader d’En Marche ! tient un discours transparent.

2) Le renouveau de la classe politique

De prime abord, son projet de renouvellement de la classe dirigeante apparaît comme la plus grosse tartuferie de l’histoire politique contemporaine.

Entre Bayrou, Villepin et Royal présents pour commenter sa victoire sur France 2, Manuel Valls, Bruno LeMaire, Christian Estrosi (auteur des phrases « vive l’Algérie française » et « l’islam n’est pas compatible avec la République ») Laurence Pariso qui lui font des appels du pied pour récupérer un ministère, ça sent bon le renouvellement.

Alain Juppé, les juppéistes et le parti socialiste dans son intégralité se « macronisent » pour pouvoir gouverner avec le nouveau faiseur de rois (ou conserver leurs députés à l’assemblé). Le spectacle offert par notre classe politique ressemble à une comédie noire.  (2)

Mais Macron y peut-il quelque chose ? Non, mise à part exiger auprès des ralliements qu’ils quittent leurs partis et rejoignent En Marche, tout en distribuant les ministères à des visages nouveaux et à ses soutiens de la toute première heure.

Sur Médiapart, il s’offusquait légitimement de voir sur les plateaux télé les personnalités politiques maintes fois désavouées par les Français (Bayrou, Royal et consort) se transformer en porte-parole. Il expliquait lucidement que la classe médiatique n’était pas capable de renouveler son carnet d’adresses en six mois. Macron apparaît à son tour comme une « victime » de l’entre soit nauséabond du petit monde politico-médiatique français. Voilà qui est quelque peu comique.

C’est donc essentiellement à lui de montrer que le mouvement En Marche et sa candidature n’étaient pas simplement un tour de passe-passe usant de poudre de perlimpinpin pour faire disparaître le PS et les républicains pendant deux semaines, avant de les faire réapparaitre devant nous comme par magie.

3) Une nouvelle Europe

Nous l’avions dit, la stratégie de Macron en matière d’Union européenne est profondément naïve. (3) Elle consiste à montrer patte blanche à l’Allemagne et Bruxelles en appliquant les recommandations de la commission (les fameuses réformes structurelles et l’austérité) pour ensuite obtenir de l’Allemagne qu’elle lâche du lest. En clair, qu’elle accepte d’assouplir sa politique monétaire à travers la création des eurobonds (ce qui signifie qu’en dernier recours, on rachète la dette de la Grèce). 

Le soir de son élection, Macron a joué cette partition parfaitement. Drapeaux européens au lieu de drapeaux français, symphonie de Beethoven (l’hymne non officiel de l’UE) à la place de La Marseillaise, le tout accompagné d’un discours vantant l’Europe auquel il souhaite offrir un nouvel élan.

Le lendemain, la presse européenne célébrait le sauvetage de l’Europe et la défaite cuisante de Marine Le Pen.

Ce fol espoir de jours meilleurs aura duré moins de 24 heures. Dès le 8 mai, Angela Merkel disait catégoriquement « nein » aux eurobonds (comprendre : austérité à perpétuité et les Grecs peuvent bien crever). Depuis Berlin, le luxembourgeois et président de la Commission européenne Jean Claude Juncker se permettait d’exiger que la France tienne ses promesses, mette fin aux déficits et adopte aux plus vites les réformes structurelles. (4)

Pas un merci au peuple français pour avoir docilement privé Mélenchon de second tour avant de voter massivement contre Marine Le Pen. Pas même un symbolique  « on peut discuter ». À peine le danger eurosceptique écarté, Angela Merkel claque la porte aux nez de Macron et Juncker sort le fouet. Nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit explique-t il avec un dédain hallucinant depuis Berlin.

Heureusement, les réformes structurelles sont au programme de Macron.

4) Relancer l’emploi et dynamiser l’économie.

Commençons par noter qu’en supprimant cent vingt mille fonctionnaires et en réduisant de 60 milliards la dépense publique sur cinq ans, notre président va mécaniquement diminuer de 3 % le PIB français (ou 0,6 % par an). C’est une égalité comptable indiscutable, et bien là le premier problème des politiques d’austérité. Bien sûr, cette baisse d’activité publique peut être compensée par une hausse d’activité privée. C’est ce que doivent permettre les baisses de charge supplémentaires sur les entreprises et les réformes structurelles.

En matière de baisse de charge, les 41 milliards du PCE et CICE n’ont pas rapporté le million d’emplois promis par le patron du Medef et son pims. Les études les plus optimistes parlent de cent trente milles embauches ou postes sauvés, ce qui revient à un coût de trois cent mille euros de subvention publique par tête. Pourtant, ces 41 milliards directement engagés vers de l’emploi public auraient permis de créer 2,5 millions de postes payés 1850 euros net par mois !  (5)

Mais ce genre de politique de soutien budgétaire est en contradiction avec les thèses néolibérales auxquelles souscrit notre président, nous pouvons donc oublier cette solution.

En effet, Emmanuel Macron croit aux vertus des réformes structurelles pour réduire le chômage et relancer la croissance. C’est pourquoi il a refusé de revenir sur son programme de mise à plat du droit du travail et de l’assurance chômage prévu dès cet été par ordonnance et 49-3.

Romaric Gaudin, ex-rédacteur en chef adjoint du journal économique La Tribune, signe pour Médiapart un article long et précis dans le but de répondre à cette question : les réformes de Macron peuvent-elles marcher ?

Il commence par noter que derrière cette volonté réformiste se cache l’idéologie néolibérale ou théorie économique néoclassique, au cœur des politiques européennes et françaises depuis trente ans. Selon cette théorie, plus on libère les marchés des biens, des services et du travail des contraintes et régulations, plus on favorise la concurrence, la compétitivité et la baisse des prix (donc également la baisse des salaires,  compensée par une hausse du pouvoir d’achat). Cela permettrait d’attirer les investissements étrangers et le retour de la croissance.

Problème, en pratique, ces théories ne se sont jamais vérifiées empiriquement. Tout d’abord, Romaric Gaudin s’appuie sur les rapports de l’OCDE pour montrer que la France, depuis 1998, a réalisé une dérégulation de ses marchés de 39 % (indice PMR de l’OCDE), à comparer aux 43 % de l’Allemagne, mais surtout aux faibles 23 % de la Suisse et minuscules 3 % des USA. La corrélation dérégulation du marché – croissance est donc fausse. (6)

Ensuite, la France a bel et bien réalisé des réformes de flexibilisation du marché du travail (toujours selon les rapports de l’OCDE), à tel point que le marché de l’emploi allemand est jugé plus rigide que celui de la France. Mr Gaudin multiplie les exemples pour démontrer, rapports économiques à l’appui, que l’assouplissement du Code du travail ne permet pas de réduire le chômage.

Les seuls contre-exemples sont les réformes Schröder en Allemagne et les récentes politiques menées aux Pays-Bas, deux pays qui ont vu leurs inégalités sociales croitre plus vite qu’en France, d’après les calculs du FMI utilisant le coefficient de Gini. Ceci s’explique par un partage du temps de travail qui se manifeste par la multiplication des temps partiels. Le nombre de travailleurs pauvres a ainsi augmenté dans ces deux états. En Angleterre, les réformes ont même conduit à un recul spectaculaire de la productivité, levier principal de la croissance économique dans les pays développés. (7)

Le pire reste que même les économistes libéraux (néoclassiques) alertent sur le fait que, sur le court et moyen terme, les réformes structurelles ont un impact négatif sur l’emploi et la croissance. C’est pourquoi à l’époque des réformes Schröder, l’Allemagne avait obtenu une dérogation pour dépasser la règle de 3 % de déficit budgétaire. Non seulement Macron ne prévoit pas de faire une telle requête, mais Juncker et Merkel ont déjà dit non !

On peut ainsi résumer le travail de Gaudin en affirmant que du point de vue théorique et empirique, les réformes structurelles d’Emmanuel Macron sont condamnées à n’avoir aucun effet, voir des conséquences négatives.

Ajoutons enfin que la théorie économique elle-même a démontré que la concurrence ne permettait ni l’efficacité ni la baisse des prix (8); que la loi de Say (politique de l’offre) a été invalidée par plusieurs prix Nobel (9) et que le mythe du marché efficace et de la dérégulation a également été déconstruit par de nombreux Nobels. (10) Le fait que les résultats de la recherche économique vieille de soixante ans ne soit pas parvenue aux oreilles de la Commission européenne ou d’Emmanuel Macron est un autre problème sur lequel nous n’avons malheureusement pas le temps de revenir ici.

Reste un élément qui pourrait inverser le destin : la dimension psychologique. En économie, la confiance est parfois plus importante que les faits, et on pourrait imaginer qu’un patronat, des entrepreneurs et des consommateurs convaincus de la réussite du projet Macron pousseraient miraculeusement la croissance française, en dépit de toute logique économique.

Ce ne serait pas la première fois que les économistes se planteraient !

5) Libérer les énergies

Emmanuel Macron veut libérer les énergies et relancer l’innovation. Comme l’expose l’économiste Thomas Porcher, notre Président fait fausse route en imaginant que c’est le recul de l’État qui va permettre la création d’entreprises tournées vers l’avenir. (11)

Ce qui explique le succès des start-ups américaines n’est pas un marché dérégulé, mais les lourds investissements publics dans les infrastructures de recherche et les subventions aux entreprises. La Californie est parmi les États américain les plus régulés et dotés des taux d’imposition les plus élevés. En effet, c’est d’abord la volonté de l’État et l’existence d’un terrain favorable à l’innovation qui permettent la réussite des sociétés américaines. Les start up d’Elon Musk (Paypal, Tesla, Space X et Solar City, désormais cotés en bourse) avaient bénéficié de plus de 4 milliards d’investissement public. Cet entrepreneur Francais installé à San Francisco (et soutien de la France Insoumise) l’explique très bien dans ce billet.

A l’inverse, on voit que la foi aveugle dans les vieilles recettes libérales se heurte à des réalités sociales très dures. La SNCF qui opère les cars Macron Ouigo, sous-traite les conducteurs à des entreprises ayant recours au travail précaire (on substitue donc à des CDI publics des intérimaires à temps partiel). Les chauffeurs que Uber vise à remplacer par des logiciels autopilotes sous trois à cinq ans se mettent en grève, tout comme les jeunes coursiers des sociétés de livraisons à domicile qui utilisent leur smartphone pour participer « à la nouvelle macron-économie ».

Disons-le simplement : dans les meetings, le discours positif fonctionne, dans la réalité, ça coince.

6) Le réchauffement climatique et l’environnement

Autre espoir, la jeunesse et le volontarisme du Président devraient permettre d’accélérer la lutte contre le réchauffement climatique et la transition énergétique.

Dans une vidéo osée, le 3 février, Emmanuel Macron appelait les chercheurs américains qui voient leurs budgets coupés par Donald Trump à venir travailler en France, présentée comme un nouvel El Dorado des climatologues et spécialistes des énergies renouvelables.

Il affirmait encore récemment vouloir poursuivre les engagements de la COP21. Une bonne nouvelle quand on sait que l’emballement du réchauffement climatique dépasse les pires prédictions des scientifiques et menace à très court terme la survie de l’espèce humaine. (12)  Sans parler des problèmes de santé publique posés tous les jours par la pollution de l’air et la nourriture gorgée de pesticides, perturbateurs endocriniens et produits cancérogènes.

Pourtant, Emmanuel Macron se montre timide face aux lobbies du diesel et du nucléaire et surtout, parle de ralentir les projets de transition énergétique (d’après le directeur financier d’EDF) tandis qu’il soutient le CETA et l’importation de pétrole issu des sables bitumineux canadiens…

Pour l’instant, il y a un écart notable entre le discours et les actes. Une fois de plus, les enjeux environnementaux semblent reportés à demain. Au lieu d’accélérer l’action, on se dirige dans le meilleur des cas vers la poursuite des engagements du gouvernement Hollande, dénoncés comme insuffisants voir contre-productifs par Greenpeace.

7) La marge de manœuvre d’Emmanuel Macron

Les législatives devraient donner à Emmanuel Macron une très large majorité. Non seulement les candidats En Marche ! remporteront mécaniquement un nombre élevé de sièges, mais en plus le PS vient de changer son programme pour le faire coller à celui du président (quelle surprise !). Exit les propositions d’Hamon, qui devrait lancer un nouveau mouvement politique… après les législatives !

Macron va pouvoir appliquer son projet avec au minimum 350 députés acquis à sa cause, et une opposition molle qui proviendra de la droite de LR sur laquelle on ne peut pas vraiment compter pour bloquer la suppression du Code du travail et la privatisation de l’assurance maladie.

Reste l’opposition populaire, celle de la rue et des syndicats.

Déjà, des manifestations violentes ont eu lieu entre les deux tours, et le lendemain de l’élection d’Emmanuel Macron. Les jeunes qui s’étaient mobilisés contre la loi Travail ont eu le temps de se politiser, et d’accumuler colère, fumigènes et masques respiratoires suite à la mascarade électorale dont nous avons été témoins.

Il faut voir ce reportage d’envoyé spécial pour réaliser à quel point la fracture est profonde :

Du côté des ouvriers, le déchirement de chemise des cadres d’Air France a laissé place à des actions plus radicales. Par exemple, les salariés de GM & S ont piégé leur usine à l’aide de bonbonnes de gaz et menacent « de tout faire péter ».

Conclusion

Sur le papier, la politique d’Emmanuel Macron n’a aucun espoir de parvenir à redresser le pays et toutes les chances de mener au chaos social. Il est important de rappeler que seuls 10 % des électeurs inscrits soutiennent son projet, la plus faible marge dont ait bénéficié un président élu.

Mais le futur locataire de l’Élysée a démontré sa capacité à enchanter ses interlocuteurs et à innover. S’il parvient à emporter les Français et ses partenaires européens dans son attitude conquérante et positive, il pourrait faire mentir les pronostics les plus pessimistes.

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Notes et références:

  1. On peut retrouver ces citations sur Youtube, ou simplement se référer à cette compilation de Gérard Filoche.
  2. Le parti socialiste a modifié son programme en supprimant les propositions de Benoit Hamon,  comme le détaille le journal Le Monde ici.
  3. Lire ce remarquable article publié dans la Tribune qui examine la stratégie européenne de monsieur Macron
  4. Lire cet article de blog qui reprend les différentes déclarations ainsi que le journal Financial Time du 9 mai 2017.
  5. Voir le détail du calcul en marge de cette vidéo du collectif « osons causer ».
  6. L’article de Romaric Gaudin comporte de nombreuses sources dont nous avons insérer les liens dans ce texte. L’article en question est disponible ici.
  7. Idem 6.
  8. En particulier l’economiste libéral et  prix nobel 1994 John Nash pour ses travaux de 1951 sur la théorie des jeux qui démontre qu’un mécanisme de concurance parfait conduit au résultat le plus inéficace. Le film « Un homme d’exception » reprend cette découverte.
  9. Voir, par exemple,  le paradoxe Lipsey-Lancaster et les travaux du nobel d’économie 1976 John K Arrow pour ses travaux de 1951 démontrant l’impossibilité de fonctionnement de la loi de Say.
  10. En particulier Joseph Stilgitz, prix nobel 1980
  11. Lire Thomas Porcher, maitre de conférence à la Sorbonne, dans l’interview accordé au Society magazine
  12. Lire cet interview du philosophe et linguiste Noam Chomsky

 

 


3 réactions au sujet de « L’espoir Macron »

  1. Bonjour. Macron n’est pas seul aux commandes.
    Jacques Attali, pour ne citer que lui, est présenté comme une de ses éminences grises. Un homme qui conseillait déjà Mitterrand ! Et qui a récemment déclaré que la fermeture d’une usine relevait de l’anecdote.
    Ce sont les acquis sociaux de l’après-guerre qui sont en ligne de mire. La France est encore à la traîne dans l’application des réformes libérales qui ont profondément marqué les économies de ses partenaires. Macron va y mettre bon ordre.
    Fillon parlait de « blitzkrieg »pour désigner son programme économique. Le leader d’en Marche ne nomme pas sa guerre mais il va la mener tambour battant et sabre au clair: dans l’assurance tranquille qu’il a montré quand il a appelé tous les électeurs à adhérer à son « projet », sans quelque concession ou promesse d’ouverture, j’ai vu la promesse d’un homme qui ne reculera pas.

  2. Bonjour !

    En effet le choix d’un premier ministre de droite s’étant opposé à la transition énergétique et à la fermeture d’une centrale à charbon n’est pas de très bonne augure. Joli coup politique mais terrible coup pour l’écologie et le social. On verra dans les mois qui viennent si Macron est capable de flexibilité idéologique, et d’influencer les allemands comme il a si bien sur le faire avec les Francais !

    1. Bonjour.
      « On verra… » Cette formule je l’entends régulièrement ces temps-ci. Elle est l’expression d’un fatalisme doublé d’un sentiment d’impuissance qui ne me dit rien qui vaille pour l’avenir.

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