D’Alep à Mossoul, les leçons d’une double tragédie

D’Alep à Mossoul, les leçons d’une double tragédie

De la bataille finale d’Alep jusqu’à la destruction de Mossoul, les deux derniers évènements marquants des conflits au Moyen-Orient témoignent des dysfonctionnements de notre diplomatie, mais également des manquements de la presse occidentale, incapable de couvrir de manière objective ces deux tragédies. Les crimes contre l’humanité et les innombrables pertes civiles ne doivent pas faire oublier l’échec retentissant de nos démocraties, et les profondes contradictions qui les traverses.

Accrochez-vous.

1) Tour d’horizon du Levant : la responsabilité occidentale

Depuis l’invasion illégale de l’Irak, sous prétexte d’armes de destruction massives imaginaires, le chaos règne au Moyen-Orient.

À l’exception de la Tunisie, les révolutions du printemps arabe ont connu des issues dramatiques : l’établissement d’une dictature militaire en Égypte, et trois guerres civiles en cours en Libye, Syrie et Yémen. Dans le dernier cas, l’Arabie Saoudite bombarde depuis deux ans la rébellion, tuant des milliers d’enfants dans l’indifférence générale et avec l’appui militaire et diplomatique de la France et des États-Unis. L’épidémie de choléra, conséquence de ces frappes, touche plus de quatre cent mille civils. Le nombre de cas augmente de près de cinq mille par jour selon l’OMS. Dix millions de Yéminites nécessitent une aide humanitaire d’urgence et à terme vingt millions de personnes sont menacées, ce qui conduit l’ONU à parler de pire crise sanitaire depuis 1945. (1)

Évacuation d’un blessé suite à une frappe saoudienne visant une cérémonie funéraire au Yémen – MOHAMMED HUWAIS/AFP

En Libye, le début de guerre civile aurait probablement été écrasé dans le sang par Kadhafi, sans l’engagement éclair de la France et du Royaume-Uni (sous protection logistique et militaire des États-Unis). Le bilan de cet acte occidental irréfléchi vire au désastre. La Libye est désormais un état failli, dirigé par des factions armées sans gouvernement central digne de ce nom. L’allié de jadis s’est transformé en une véritable pépinière à djihadistes et terroristes, gavée de pétrole et d’armes fournies par les Occidentaux pour combattre Kadhafi. Les groupes islamistes ont ainsi traversé le Sahel pour s’emparer de la moitié du territoire malien, forçant l’armée française à intervenir pour éviter que le Mali tombe sous le contrôle d’Al Qaida. Sur les côtes libyennes, un trafic d’esclaves et de migrants s’est mis en place, dans des conditions inhumaines. Viol, torture et violence sont monnaie courante. Pourtant, l’Union européenne poursuit ses tractations avec les dirigeants locaux pour qu’ils gardent les réfugiés-esclaves chez eux, au lieu de les pousser sur des embarcations rudimentaires à destination de nos côtes. (2)

Loin de tirer les leçons de cet échec, les Occidentaux ont réagi de la même façon en Syrie.

Lorsque la contestation éclate (2011), la France prend immédiatement parti pour la rébellion. Pourtant, dès 2012, des djihadistes en provenance des pays limitrophes et des campagnes syriennes envahissent les villes restées fidèles au gouvernement, en particulier Alep. Armés et financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite (notamment), ces combattants donnent naissance à Al Nosra, la branche d’Al Qaida en Syrie. (3)

Horrifiée par la répression sanglante, la diplomatie française ferme son ambassade à Damas et tourne définitivement le dos au pouvoir en place. En 2013, l’utilisation d’armes chimiques conduit la France à faire pression sur les Américains pour précipiter la chute du dictateur, en dépit de la progression territoriale de l’État islamique en Syrie. Heureusement, Obama a la présence d’esprit de résister aux pressions, ce qui débouche sur un accord entraînant la destruction de la majeure partie des stocks de gaz mortel. (4)

Le conflit entre ensuite dans une phase particulièrement complexe où les factions se multiplient dans ce qui prend la forme d’une guerre par proxy entre les différentes puissances régionales. Incapable de faire le tri entre groupes terroristes, djihadistes, islamistes et rebelles laïcs, la France réduit son soutien, tout en continuant d’appeler au retrait de Bachar. Pourtant, les rapports de l’ONU alertent déjà sur l’écrasante majorité des composantes djihadistes dans les rangs rebelles.

Profitant de la faiblesse des Occidentaux, la Russie décide d’intervenir pour sauver son dernier allié de la région. Sa ligne stratégique est explicitée publiquement : 1) maintenir le régime de Damas et vaincre la rébellion  2) organiser une transition politique 3) éviter à tout prix un État failli.

Cela nous amène à la bataille d’Alep, qui oppose différentes factions rebelles soutenues par l’Occident contre les forces armées Libyennes soutenues par la Russie et l’Iran.

2) Alep et Mossoul, de la fiction à la réalité

Le siège d’Alep fut probablement le plus grand échec du journalisme occidental de ces dernières années. Alimenté par les images atroces des populations civiles prises pour cibles et des témoignages insupportables, l’Occident redécouvre l’horreur de la guerre en milieu urbain. La presse française dépeint la bataille comme une extermination, où la ville entière serait rasée par un tapis de bombes russes. Les bombardements visent sans discernement civils et rebelles, tandis que les forces d’Assad violent et torturent tout ce qui leur tombe sous la main.

À l’inverse en Irak, les frappes aériennes effectuées contre Daesh par la coalition occidentale seraient d’une précision redoutable, permettant à l’armée régulière irakienne de libérer les territoires occupés dans la joie. Des neuf mois de terreur à Mossoul, on ne saura presque rien.

Cette vision manichéenne du monde, selon laquelle les bons humanistes démocrates (les USA, la France, le gouvernement irakien et les rebelles syriens) combattent les méchants criminels de guerre (Daesh, Bachar, Poutine, l’Iran) vient de s’effondrer avec la «libération» de Mossoul.

L’histoire des deux sièges, par tous les aspects comparables, démontre un traitement de l’information radicalement opposé, et un niveau d’hypocrisie des dirigeants occidentaux sans commune mesure. Eux qui étaient prompts à accuser Poutine de crime contre l’humanité ferment désormais les yeux sur une violence en tout point comparable qu’ils organisent à Raqqa, après avoir semé le chaos à Mossoul.

Concernant cette dernière, on peut commencer par évoquer le bilan civil : un million de déplacés et près de quarante mille morts en neuf mois d’un siège qui a transformé l’est de la ville séculaire en amas de poussière.

Mossoul sous les tirs de la coalition occidentale – Ahmad al-Rubaye / AFP

Mais ce qui pousse Amnesty International à condamner les deux factions pour crimes de guerre tient dans la manière dont ces pertes civiles ont eu lieu. À Mossoul, tous les témoignages concordent pour dire que Daesh a volontairement déplacé des habitants afin de les utiliser comme bouclier humain (tirant au sniper sur ceux qui quittaient leur cache) et que la coalition, en connaissance de cause, a délibérément frappé les zones abritant des civils. Outre les bombardements aériens, c’est l’artillerie des forces terrestres irakiennes qui aurait causé le gros des dégâts collatéraux. Le pentagone a lui même reconnu sa responsabilité dans la mort de plusieurs centaines de civils, dont plus de deux cents lors d’une seule frappe aérienne survenue le 17 mars 2017.

La nature du terrain explique les pertes civiles démesurées. Pouvait-on faire autrement? Probablement, en prenant le risque d’exposer plus fortement l’infanterie militaire et de prolonger la durée du siège. 

Depuis la «libération» de Mossoul, les atrocités (viols, tortures, exécutions sommaires) continuent, selon les ONG présentes sur place. Elles sont essentiellement commises par l’armée irakienne qui cherche à purger les civils de potentiels combattants de Daesh infiltrés, et par des milices d’habitants qui traquent eux-mêmes les anciens collabos. (6)

Cette violence aurait pu être évitée. D’abord en n’envahissant pas l’Irak, puis en évitant de torturer les militaires irakiens vaincus, des hommes qui sont ensuite venus grossir les rangs de Daesh. Enfin, en reconsidérant la mise en place d’un gouvernement chiite radical qui s’est livré à de nombreuses exactions contre les populations sunnites, en particulier dans la région de Mossoul. Les soldats de la nouvelle armée irakienne furent essentiellement recrutés dans des milices tribales par les Américains. Leur chaîne de commandement rudimentaire ne permet pas d’encadrer efficacement des combattants qui suivent l’exemple des exactions perpétrées par l’US army entre 2003 et 2009. Les notions de convention de Genève ou de droits de l’homme leur sont totalement étrangères. (7)

Des soldats américains torturent des prisonniers irakiens – cette image est parmi les plus supportables qu’on puisse trouver sur Google image – Sean Smith for the Guardian

Ainsi, le manque de couverture médiatique de cette bataille de neuf mois s’explique entre autres par le parti pris, mais aussi par le fait que Daesh avait supprimé toutes les antennes relais de la ville, rendant impossible la diffusion des témoignages du calvaire des habitants pris au piège.

3) Alep, l’échec du journalisme occidental

Si les médias ont péché par défaut à Mossoul (comme à Raqqa et au Yémen), ils ont par contre péché par excès à Alep.

Pour se rendre compte de l’ampleur de l’erreur journalistique, il suffit de regarder l’émission d’Yves Calvi du 15 décembre 2016 (LCI). Les quatre spécialistes invités dépeignent une situation qui n’a rien à voir avec le consensus du moment, ni les aprioris de leur hôte.

 

On apprend que seul le quartier Est de la ville d’Alep est concerné par la bataille, une zone de la taille d’un ou deux arrondissements parisiens. Elle est tenue par les djihadistes qui avaient envahi la ville dès 2012 et bombardé à intervalles réguliers les quartiers ouest, en particulier ceux abritant les chrétiens. Le bilan de ses tirs? Douze mille pertes civiles selon les chiffres de l’OSDH (Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, un organisme affilié aux rebelles). Afin de pousser les habitants à l’insurrection, ils avaient coupé l’eau courante pendant des mois, participant largement aux 1.5 million de déplacés.

Une fois assiégés à leur tour par les forces loyalistes et les Russes, les derniers bataillons d’Al Nosra ont capturé l’aide humanitaire destinée aux civils, privé ces derniers des médicaments et eu recours à l’utilisation de boucliers humains, ce qui n’est pas sans rappeler les horreurs de Daesh à Mossoul. Le rapport d’Amnesty International parle de crimes de guerre commis de part et d’autre, les rebelles usant des habitants comme boucliers et bombardant les civiles à l’aide de bombes artisanales aussi imprécises que mortelles, tandis que les Russes et Syriens visaient délibérément des écoles et hôpitaux où étaient réfugiés les djihadistes.

Pourtant, nous avons tous vu les images atroces d’Alep. Sur LCI, au cours de deux émissions successives, pas moins de cinq intervenants expliquent qu’il s’agit de vidéos prises et diffusées par Al Nosra et Daesh. Certaines vidéos sont même des fabrications avérées, avec acteurs et faux témoignages.

Personne ne nie l’atrocité, le recours systématique à la torture et le caractère illégal des frappes syriennes, mais comme en Irak, les crimes sont partagés.  

La comparaison des chiffres bruts parle d’elle même. Le siège de Mossoul a jeté sur les routes un million de réfugiés en neuf mois, Alep 1.5 million en quatre ans (dont un grand nombre du fait des tirs djihadistes contre les quartiers ouest). Les pertes civiles de Mossoul s’élèveraient à quarante mille morts (chiffres des ONG) contre trente mille à Alep (dont douze mille causés avant l’arrivée des Russes, et 1500 pertes attribuées directement à l’armée russe, d’après l’OSDH).

L’examen à tête reposée révèle ainsi que la bataille de Mossoul a été plus violente et destructrice que celle d’Alep, tout comme l’ampleur du chaos qui suit la reconquête. (8)

Pourtant, Alep s’était retrouvé au cœur des débats des présidentielles Françaises et Américaines. Le consensus résumait la situation à un génocide perpétré par l’armée russe. Nos élites appelaient ainsi involontairement à fournir des armes aux terroristes d’Al Nosra tout en relayant la propagande djihadiste. Ceux qui osaient nuancer le point de vue dominant se trouvaient immédiatement accusés de soutenir les dictateurs Poutine et Assad. 

4) Les causes de l’absurde 

L’échec est avant tout diplomatique. Sans revenir sur ce qui a été dit, on comprend à quel point les conséquences de la guerre contre le terrorisme engagé par Georges W Bush ont des répercussions dramatiques, auxquels viennent s’ajouter les multiples ingérences françaises et américaines dans les révolutions arabes.

Ainsi, on agit à l’encontre de nos intérêts les plus basiques en encourageant les guerres civiles qui jettent des millions de réfugiés sur les routes, tout en armant des factions rebelles qui rejoignent ensuite Daesh et Al Qaida. Nous voilà désormais contraints de négocier des accords honteux avec la Turquie et la Libye pour réguler le flux de migrants, tout en massacrant des populations civiles pour vaincre les troupes djihadistes dont nous avions relayé la propagande dans nos propres journaux télévisés.

Cette absurdité découle d’une obsession aveugle pour la défense des droits de l’homme. Si le but est hautement louable, l’incapacité chronique à comprendre les peuples et à anticiper les conséquences de nos actes nous conduit à renoncer à la voie diplomatique et à encourager la violence, avec à la clé des horreurs sans commune mesure avec ce que l’on se proposait d’empêcher. Au point d’être accusés par les ONG de violation des droits de l’homme  pour le traitement inhumain infligé sur notre propre sol aux réfugiés  issus des territoires que nous bombardons. (9)

Enfant évacué après la frappe aérienne occidentale du 17 mars 2017 ayant causé la mort d’au moins 200 civils à Mossoul – Photo: Business Insder.com

Le fait que tout ceci se passe avec le soutien de l’opinion publique, en France comme aux USA, témoigne des graves manquements de la presse mainstream.

Sur la Syrie, la principale erreur des rédactions fut de croire sur parole la diplomatie française, et de se ranger à son point de vue.   

La mort de plusieurs correspondants de guerre français en début de conflit et l’impossibilité d’envoyer des reporters dans les zones rebelles sans qu’ils soient pris en otages et décapités ont fait le reste. Paradoxalement, cela n’a pas empêché la presse de faire confiance aux informations produites par les mêmes groupes islamistes pour couvrir le conflit. (10)

Victimes de la logique de suivisme qui caractérise les grands médias hexagonaux, un consensus s’est très vite établi, qui peut se résumer en une phrase : Bachar Al Assad est un monstre. C’est vrai, mais en s’appliquant des œillères, les journalistes ont refusé de voir les autres aspects, d’entendre les informations qui remontaient du terrain, ou tout simplement de chercher à recouper les déclarations diffusées par les djihadistes. Certains avancent même l’hypothèse selon laquelle ce parti pris aurait encouragé des Français à rejoindre le Djihad en Syrie, dans le but de combattre Assad. (11)

Ainsi, ce comportement journalistique empreint d’idéologie parvient à transformer temporairement des quotidiens de références comme Le Monde ou Libération en vulgaires diffuseurs de «fake news» (ou pire, de propagande djihadiste). 

L’épisode de l’attaque au gaz chimique de 2017 est un autre exemple d’absence d’esprit critique. En dépit d’indices troublants qui devraient au minimum semer le doute et appeler à la retenue, la presse française est tombée directement dans le piège de la désignation aveugle des coupables (non seulement Assad, mais également Poutine).  

5) Les conséquences de l’aveuglement médiatique dans les affaires géopolitiques

La presse américaine avait poussé l’opinion publique à soutenir l’invasion de l’Irak. Quinze ans plus tard, elle a unanimement applaudi les frappes de Donald Trump en Syrie, effectuées à quelques encablures des bases russes. Elle appelle désormais sans relâche au durcissement des sanctions contre la Russie, et à l’arrêt du dialogue et des négociations qui ont pourtant permis d’obtenir un cessez-le-feu salutaire.

En France, la presse est complètement passée à côté du coup d’État orchestré depuis l’Élysée contre le président de la Côte d’Ivoire, Mr Gbagbo. Le jugement du tribunal international de La Haye vient de faire la lumière sur une ingérence digne des pires moments de la France Afrique. (12)

De même, nous avons été entraînés dans une psychose russophobe généralisée, puis conduits aveuglément à dévaster la Libye avant d’être encouragés à continuer en Syrie, pour finalement nous ranger du côté de Donald Trump dans les affaires militaires. Cette propagande médiatique encourage nos gouvernements à commettre des erreurs irréparables, comme la destruction de la Libye, ou le soutien logistique et moral à une rébellion syrienne constituée de groupes terroristes, dont certaines branches commettent ensuite des attentats en plein cœur de Paris.

Qui sait, nous serons peut être de nouveau manipulés pour appuyer une guerre contre l’Iran ou de nouvelles actions humiliantes contre la Russie, sans nous interroger une seule seconde sur la pertinence d’un autre point de vue, ni sur les effets d’une lecture aussi manichéenne de la géopolitique. 

On peut aller très loin dans l’extrapolation des conséquences d’une presse incapable de remettre en question la lecture du gouvernement, voire de l’induire en erreur. À nous de rester vigilants. Qu’au moins les tragédies d’Alep et de Mossoul servent à quelque chose.

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Sources principales:

En premier lieu, nous recommandons de regarder l’émission LCI sur Alep, une mine d’informations aux accents tragi-comiques. 

Ensuite, les reportages de Democracynow.org sur la bataille de Mossoul et l’après fournissent des éléments déterminants pour la compréhension globale (en Anglais)

Pour voir à quel point l’histoire se répète à Raqqa, le reportage du correspondant de guerre du Washington Post fournit des clés précieuses. On comprend entre autres que les combattants appuyés par les Américains (forces kurdes) ne connaissent pas la ville et demandent des appuis aériens sans vérifier la présence de civils dans les bâtiments – et l’obtiennent ! 

Les rapports d’Amnesty International et les articles de Wikipédia permettent de se rendre compte des similarités entre les deux sièges.

L’article de Truthdig « vivre à l’époque des gravas » fournit (en Anglais) un récit piquant des désastres causés par l’armée américaine au Moyen-Orient. 

Références:

  1. Dès avril 2017, l’ONU alerte la communauté internationale, par exemple ici.
  2. Lire sur Médiapart le reportage : « UE Libye, le partenariat de la honte » (7 juillet 2017)
  3. Le déroulement des faits est désormais relativement bien exposé dans de nombreux médias et travaux, les pages de Wikipédia (en anglais) résument assez bien les faits malgré quelques controverses. L’émission de LCI citée plus haut permet de recouper les principales informations, tout comme une recherche Google sur les principaux médias occidentaux, en particulier britanniques (the Independant, the Guardian).
  4. Pour les passionnés d’histoire contemporaine, la lecture en Anglais de ce long entretien de Barack Obama publié dans Politico permet de mieux comprendre le processus décisionnel de 2013. Passionnant !
  5. Dès 2013, le Figaro cite l’ONU pour nous apprendre que la rébellion « laïque » est largement minoritaire et dépassée par les groupes djihadistes.
  6. À voir (en Anglais) les reportages sur Mossoul diffusés sur Democracynow.org (les transcripts sont également disponibles)
  7. L’article de Truthdig sur les exactions américaines  et leurs effets vaut le détour
  8. Sur l’immense problème posé par l’après-bataille de Mossoul, entre autres les problèmes de tensions ethniques et de gouvernance, l’article de Médiapart dresse un portrait alarmant.
  9. Après la CEDH et Amnesty International, Human Right Watch sort une enquête accablante pour les pouvoirs publics français, dixit Le Monde
  10. L’excellent article de The Independent revient en détail sur les raisons du « deux poids deux mesures » concernant le traitement des conflits à Alep et Mossoul.
  11. En particulier Juan Branco (avocat de wikileaks, ex-conseiller au Quai d’Orsay), dans cette remarquable interview
  12. Lire l’enquête de Médiapart « Côte d’Ivoire, les médias français portent une lourde responsabilité dans dix ans de crise« 

Une réaction au sujet de « D’Alep à Mossoul, les leçons d’une double tragédie »

  1. Certains lecteurs m’ont fait part de l’aspect « pétrole et gaz » qui manque à l’article. En effet, je l’ai balayé d’une phrase en évoquant le conflit par proxy des puissances régionales, afin de ne pas surcharger l’article.
    Un article intéressant (en Anglais) fait le tour de la question. Je ne partage pas entièrement le point de vue, mais la lecture est fort intéressante (merci au lecteur me l’ayant envoyé) : http://www.oil-price.net/en/articles/oil-prices-and-syrian-civil-war.php

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