Et maintenant ?

Et maintenant ?

Dimanche s’achevait un cycle électoral de près d’un an, débuté par le choc de l’élection américaine, poursuivi par les primaires de la droite à la participation inouïe, et clôturé par des législatives au niveau d’abstention sans précédant.

Primaires, présidentielles, législatives. Des heures de débats et d’interminables péripéties politiques débouchent sur l’attribution des pleins pouvoirs à un président de la République déterminé à faire exactement la même chose que ses prédécesseurs, mais plus brutalement.

Qu’en retenir, et que faire? Baisser les bras, comme un tiers des citoyens ayant abdiqué dès l’élection d’Emmanuel Macron? Cela serait, à notre sens, une erreur. Individuellement, nous pouvons un peu, et collectivement, nous pouvons beaucoup.

Encore faut-il s’accorder sur les bases.

1) Emmanuel Macron est-il légitime pour mener ses réformes?

Nous avons amplement répondu à cette interrogation sur ce blog. Pour résumer, il fut question des circonstances de l’arrivée au pouvoir du président, et des résultats électoraux eux-mêmes.

Les conditions du vote:

Sur le premier aspect, la séquence électorale qui s’achève a souffert d’une quasi-absence de débat démocratique, doublée d’un biais formidable des règles censées organiser ce débat. Les affaires et les questions d’alliances ont pollué la campagne et empêché les sujets de fond d’émerger plus de deux minutes lors de débats télévisés caricaturaux. Les sondages ont servi d’unique juge arbitre, et de prophéties autoréalisatrices, pour remplacer tout examen des idées. L’Europe? Le changement climatique? La fraude fiscale ?  L’explosion des inégalités et la baisse de l’espérance de vie qui l’accompagne? Seuls quelques candidats prirent le temps de mettre ces sujets au cœur de leur campagne.

Le jeu était faussé d’avance. Les lois votées par le gouvernement Hollande encadrant le financement des partis politiques ont permis aux gros (LR-PS-EM) de dépenser jusqu’à trois fois plus que les moyens (FN-FI) et vingt fois plus que les petits. De plus, ces lois conditionnaient le temps de parole aux sondages (!) pendant six semaines, pour ensuite réduire le temps d’égalité parfaite de cinq à deux malheureuses semaines, autrement dit à rien. (1)

Les études démontrent que cette simple loi a permis à Marine Le Pen de devancer Mélenchon au second tour, et à Nicolas Dupont-Aignan de manquer la barre fatidique des 5 %. (2)

 

Les médias, enfin, ont globalement fait preuve d’une complaisance inouïe envers Emmanuel Macron et Marine Le Pen, tout en traitant défavorablement François Fillon, Benoit Hamon, l’ensemble des «petits candidats» (3) et Jean-Luc Mélenchon. Les études statistiques démontrent un véritable «bashing» contre ce dernier, recevant trois fois plus de couvertures négatives que les autres candidats. (4)

À ce titre, le second tour ressemble à une mascarade journalistique. Pour Pierre Rimbert, lorsque la presse devient «une force politique à part entière», c’est un pilier de la démocratie qui s’effondre. (5)

Le résultat du vote

Des candidats traités de manière particulièrement inégale en termes de temps de parole, de moyens financiers, de couverture médiatique et sondages s’affrontèrent ainsi lors d’un premier tour qui consacra Emmanuel Macron.

Si le président récupère 24 % des suffrages exprimés, la moitié de ses électeurs disent avoir voté utile par peur d’un duel Fillon-Le Pen ou Le Pen Mélenchon. (6) Ramené aux inscrits, cela représente uniquement dix pour cent du corps électoral.

Il sort ensuite vainqueur du duel contre Marine Le Pen avec 64 % des voix, mais dans un contexte d’abstention record (25 %) et un volume de vote blanc dix fois supérieur au premier tour (4,2 millions). En additionnant ces deux composantes, Marine Le Pen termine troisième du second tour, tandis que Macron ne rassemble que 42 % des inscrits.

Les législatives témoignent du même phénomène, avec 32 % des votants au premier tour (16 % des inscrits), Emmanuel Macron profite d’une abstention sans précédent pour récupérer 65 % des sièges. Le second tour marque un niveau d’abstention jamais observée (57 %) auquel viennent s’ajouter près de deux millions de bulletins blancs et nuls, pour une participation effective de seulement 38 % !  Ce qui est présenté comme une «vague présidentielle» constitue en réalité un énorme camouflet. À titre de comparaison, la majorité présidentielle ne recueille que sept millions de voix, trois de moins que François Hollande en 2012.

On peut donc affirmer que le président de la République, s’il est légitime du point de vue des institutions, n’est pas légitime du point de vue de la démocratie ou de la simple représentativité. Il s’agit ni plus ni moins d’un hold-up électoral permis par le jeu des institutions et la complicité du système médiatique. Emmanuel Macron lui-même employait ce propre terme au cours de sa campagne lorsqu’il évoquait le cas de figure de la majorité absolue :

Admettre le manque de légitimité du gouvernement constitue un point de départ capital, car c’est là dessus que repose la légitimité de la contestation.

2) Une majorité gouvernementale pour faire quoi?

Nous avons également détaillé en long et en large sur ce blog le programme du président, et la méthode choisie pour l’appliquer.

Il puise sa source dans le néolibéralisme, doctrine philosophiquement contestable et empiriquement avérée comme inefficace, qui repose sur des concepts économiques invalidés par de nombreux prix Nobel se revendiquant eux-mêmes de l’école libérale. (7)

En quoi consiste le néolibéralisme? À supprimer progressivement toutes les entraves au marché. Y compris la puissance publique, l’État, les régulations et les structures sociales.

Concrètement, en ce qui nous concerne, cela passe en premier lieu par la destruction du Code du travail et la suppression des cotisations sociales, transférées sur la CSG pour permettre a posteriori de mettre en faillite l’assurance santé, l’assurance chômage et le système des retraites. (8)

Ces transformations seront imposées par la voie des ordonnances, en contournant le parlement.

La répression policière et le recul des libertés individuelles amplifiés par un État d’Urgence permanent, dont les principales dispositions (interdiction de manifester, perquisition sans mandats, assignation à résidence) seront transférées dans la loi, doivent permettre d’imposer par la force ce projet. (9) Le rapport alarmant d’Amnesty International et les inquiétudes de la Cour européenne des Droits de l’Homme devraient pourtant alerter chaque citoyen, et pas uniquement la rédaction du New York Times qui parlait récemment de «dérive totalitaire».

En effet, il est indispensable de bien saisir une chose : rien ne justifie la politique du gouvernement, que ce soit en matière de lutte contre le terrorisme, ou sur le plan économique. Dans les deux cas, les spécialistes et l’expérience ont maintes fois apporté la démonstration de l’inefficacité des solutions proposées. (10)

On ne gagne pas en sécurité en réduisant les libertés, on ne combat pas le chômage et les inégalités en baissant les impôts et en facilitant les licenciements. Cela fait trente ans qu’on s’y emploie sans résultats.

Mais le néolibéralisme doit aller au bout de sa logique propre. Et lorsque l’État devient autoritaire, s’y opposer constitue un devoir.

3) Quels regrets?

Sans chercher à changer le monde, il existait d’autres voies que celle proposée par Emmanuel Macron (et ses prédécesseurs) pour réduire le chômage, lutter contre les inégalités et la destruction de la planète (ces deux derniers thèmes ne figurant pas au programme du président).

Il ne faudrait pas commettre l’erreur de se laisser endormir par la maigre consolation de voir un groupe parlementaire d’opposition à l’assemblée nationale, ni par les discours habiles du président ou la présence de Nicolas Hulot au gouvernement.

En matière de santé et d’écologie, l’Union européenne vient d’autoriser l’utilisation du round-up, jugé cancérogène par Monsanto lui-même, et les perturbateurs endocriniens, pourtant reconnus nocifs par la Commission européenne. Les lobbies bloquent les législations sur le diesel et sont sur le point de parvenir à autoriser l’usage de pesticides dans l’agriculture biologique.

En plus de la souffrance sociale que l’on nous impose inutilement (jamais la France n’a produit autant de richesse par habitant ni les entreprises du CAC40 versé autant de dividendes), le «système» nous empoisonne. Il vote par exemple le CETA, accord de libre-échange désastreux pour le climat, selon les propres conclusions de la Commission européenne. Ce traité subventionne de fait les fermes usines de dix mille vaches gavées aux antibiotiques activateurs de croissance et les hydrocarbures les plus polluants du monde, issu des sables bitumineux de l’Alberta.

Cette forme de violence s’exprime de façon explicite sur les plus faibles. Le gouvernement vient ainsi d’adopter une politique particulièrement répressive envers les migrants. Non seulement il reprend à son compte la logique du Front National, mais également ses éléments de langagel’essentiel c’est de tarir les flux» disait Gérard Collomb au Monde). Résultat, plus de trois cents ONG s’alarment publiquement des conséquences d’une politique «inhumaine». (11)

Ces choix politiques ne sont pas seulement contraire aux principes de la République française. Ils constituent un formidable revers pour tous ceux qui espéraient qu’au moins, sur les questions des libertés publiques et des droits de l’homme, Emmanuel Marcon ferait mieux que ses prédécesseurs.

4) Et maintenant?

Plutôt que de baisser les bras, il est de notre devoir de poursuivre l’action politique, en fonction de nos propres moyens. La constitution d’un groupe de députés France Insoumise à l’Assemblée nationale, probablement conduit par Jean Luc Mélenchon et d’autres porte-parole puissants comme François Ruffin, doit permettre de servir de relais politique à une action citoyenne de «résistance».

Il faut donc commencer par prendre conscience, et convaincre autour de soi, des quatre points précédents. Nous ne vivons pas en véritable démocratie, le gouvernement est en ce sens illégitime, son projet est absurde (au sens mathématique du terme) et d’autres solutions sont possibles.

Une fois cette conviction acquise, des simples actes peuvent permettre de faire bouger les choses. En voici une liste non exhaustive, et non contraignante.

Soutenir les médias indépendants

Nous l’avons vu, l’information de qualité est indispensable. Bien entendu, celle-ci se retrouve aussi bien dans certaines pages du Figaro ou Médiapart que sur Bastamag ou Fakir. Mais le rapport de force n’est pas au bénéfice du second groupe, et la ligne éditoriale du premier interdit de fait tout progrès social, toute remise en cause du «système» néolibéral.

Pour garantir un pluralisme des idées, et donc défendre la démocratie, il est indispensable de soutenir les médias alternatifs et indépendants.

Abonnez-vous selon vos moyens et vos affinités, à des titres comme Fakir, Bastamag, Le Monde Diplomatique, Reporterre, TaranisNews, Arrêt sur image, Acrimed…

Boycottez, les titres de presse mainstream. Si vous éprouvez le besoin d’être informé au jour le jour (ce qui est à notre sens une erreur pour votre santé mentale), consultez le Figaro et RT News. Cela balayera le spectre du «pluralisme» sans cautionner le système médiatique.

Enfin, si votre budget ne vous permet pas de soutenir financièrement les médias alternatifs, contentez-vous de les lire et de partager activement leurs articles sur les réseaux sociaux.  

Acheter bio, local et végétarien

L’action la plus facile, la moins coûteuse et la plus efficace est de réduire votre consommation de viande. Ici, au Texas, votre serviteur apprécie les bons burgers, les gros steaks grillés au barbecue et des viandes fumées au bois pendant des heures, low and slow. Il serait particulièrement hypocrite de vous enjoindre à devenir végétarien. Là n’est pas le propos.

Par contre, réduire drastiquement sa consommation de viande est un premier pas aux répercussions fantastiques. Non seulement cela entraine des économies importantes, qui vous permettront ensuite de financer l’achat systématique de produits biologiques et/ou locaux, mais surtout, cela a un impact extraordinaire en faveur de la protection de l’environnement et la diminution de la souffrance humaine et animale.

Quelques chiffres : l’agriculture est responsable de 90 % de la déforestation et 15 % des émissions de gaz à effet de serre, soit davantage que l’ensemble du secteur des transports. La production d’un steak de bœuf de 200 grammes rejette autant d’équivalent C02 qu’une voiture parcourant 25 km. Elle consomme 1,6 kg de céréales, et 1600 litres d’eau (soit 32 douches!). À cela, il faut ajouter un cocktail explosif d’engrais, de pesticides et d’antibiotiques qui rendent les bactéries de plus en plus résistantes, faisant peser une véritable menace sur la santé personnelle et collective. (12)

Réduire sa consommation de produits carnés peut se faire par étape. Du bio à la place des produits issus de l’agriculture intensive. Du poulet plutôt que du bœuf, des œufs et des laitages plutôt que du poulet. Et ainsi de suite.

Rejoindre un syndicat

Et tant qu’à faire un gros, qui ne pactise pas avec l’adversaire (pour le rapport de force). Donc plutôt CGT que CFDT. Renseignez-vous, même les indépendants, les entrepreneurs (et les chômeurs il me semble?) peuvent rejoindre un syndicat.

Même si vous ne manifestez pas, ne faites pas grève et restez sur votre canapé, la simple adhésion contribuera à renforcer le poids de l’organisation.

Rejoindre un mouvement citoyen ou une association

Il va probablement en émerger un paquet, et il en existe déjà beaucoup. Considérez l’idée de rejoindre également un parti politique d’opposition, ne serait-ce une fois de plus que pour appuyer leurs actions. Là encore, engagez-vous selon vos moyens et vos désirs, mais la simple adhésion peut déjà apporter beaucoup.

Manifester, sur internet, et dans la rue

Tout en prenant garde aux tirs tendus de flashballs et aux bombardements de grenades lacrymogènes, rejoignez autant que possible et avec le plus de précautions les manifestations qui devraient normalement rapidement émerger. Vous y ferez des rencontres passionnantes et redécouvrez les joies de la solidarité.

Faites pression sur vos élus

Un mode de contestation fait des miracles aux États-Unis : la pression sur les élus. Appelez votre député, votre maire, vos élus. Écrivez-leur. Rendez-vous dans leurs permanences. Les députés novices d’En Marche, fraîchement élus, seront probablement les plus réceptifs et les moins cyniques à vos appels. Ne les ménagez pas!

Ce ne sont que quelques idées. Il n’appartient qu’à vous de faire gonfler la liste!

Conclusion — l’avenir de Politicoboy

L’aventure de ce blog solitaire m’a permis de construire une conscience politique, au-delà de mes attentes initiales. Le rythme de publication des dernières semaines fut d’autant plus soutenu et le contenu d’autant plus militant que les échéances électorales approchaient. Maintenant qu’elles sont derrière nous, il apparaît nécessaire de se recentrer.

Sur les thèmes d’abord. L’actualité devrait laisser plus de temps à l’analyse de la politique américaine, analyse d’autant plus pertinente que la France semble courir en permanence derrière son grand frère américain. Comment expliquer autrement l’apparition des primaires, la remise en causes de l’égalité du temps de parole ou plus récemment de la règle de silence médiatique imposé 48 heures avant les élections.

Sur l’angle de traitement ensuite. Il existe un énorme fossé entre ce qu’on pourrait appeler «le réel» et la perception qu’en donnent les médias. De trop nombreuses idées reçues en matière d’économie, de géopolitique ou d’environnement méritent d’être déconstruites ou nuancées. C’est à cette tâche que ce blog s’efforcera de s’atteler. Pour contribuer modestement à l’élargissement des consciences et à l’enrichissement du débat démocratique.

Votre soutien en sera d’autant plus précieux.

So long!

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Notes et références:

  1. Un résumé très bien sourcé de l’impact des lois Hollande sur le fonctionnement de la démocratie en période électorale est à découvrir en vidéo ici
  2. En particulier, la compilation des données du CSA par le journal Marianne
  3. Francois Fillon a fait l’objet d’un certain acharnement médiatique si on le compare à ce que subit François Bayrou et Marielle de Sarnez, pourtant accusés des mêmes faits. Benoit Hamon fut victime d’une entreprise de décrédibilisation (documentée par Acrimed). Quant aux petits candidats, on mentionnera le mépris hallucinant formulé par de nombreux journalistes envers Philippe Poutou, et la censure avérée du Figaro contre Nicolas Dupont Aignan.
  4. Comme l’explique le politologue Thomas Guénolé en se basant sur les chiffres de l’institut Dentsu Consulting 
  5. Lire à ce titre Pierre Rimbert, spécialiste de la critique médiatique, dans Le Monde Diplomatique» «Un barrage peut en cacher un autre», juin 2017. 
  6. D’après les enquêtes de sortie des urnes, en particulier celle des Echos-OpionWay
  7. Lire cet article de Pierre Bourdieu, l’essence du néolibéralisme
  8. Comme le confirme en fin d’interview dans l’Obs le responsable économique de la campagne d’Emmanuel Macron et l’explique Médiapart ici
  9. Lire les révélations du journal Le Monde ici
  10. Sur l’efficacité des réformes structurelles, lire ce formidable article du journaliste économique Romaric Gaudin dans Médiapart (ou notre propre article). Sur l’état d’urgence, Emmanuel Macron reconnaissait lui-même son inefficacité.
  11. Lire l’article de médiapart sur l’appel des ONG ici, et l’article accablant du Monde .
  12. Voir par exemple le documentaire «cowspiracy» et lire ce tutoriel de Merci Alfred 


5 réactions au sujet de « Et maintenant ? »

  1. C’est en lecteur profane que je parcours ce blog, temple de la Gauche et haut lieu de contestation de l’homo-numericus en croisade contre un néo-libéralisme toujours plus envahissant.

    A l’image d’un norvégien athée qui pénétrerait dans un lieu de culte Hindou, je suis parcouru par un mélange d’admiration et d’incompréhension, forcément exotique.

    L’électeur de droite pourra ici trouver des idées rafraîchissantes, pourvu d’être doté d’une ouverture d’esprit suffisante. Celui de gauche se laissera galvaniser par une prose envoûtante et se verra conforter dans ses opinions. S’il baisse la garde il risque d’être entraîné malgré lui dans l’idolâtrie du chef de file des Insoumis, dont le panégyrique est régulièrement dressé.

    Il est en effet ici question d’un militantisme assumé, où le deux poids deux mesures de la presse et les injustices de ce monde sont dénoncés tout de même un peu plus souvent dans certains cas que dans d’autres. La démarche est légitime et ne manque pas de panache.

    Si la vérité réside dans la juste mesure et que la balance parait déséquilibrée, on peut être tenté de faire peser de tout son poids dans le sens inverse afin de rétablir l’équilibre. La méthode est efficace mais peut s’avérer périlleuse.

    Les initiés à la politique qui ne se retrouvent pas dans ces catégories se sentiront un peu délaissés, incapables de trouver leur place dans une vision du monde aussi polarisée.

    Pour les hommes de Macron-magnon, ce blog sera hautement salutaire car il mettra en lumière des clivages incontournables qui ne peuvent se résoudre par des formules rhétoriques printanières.

    Malgré des désaccords de fond que je ne pourrai développer ici, je ne peux que saluer ce blog, dont le contenu je l’espère continuera à alimenter la réflexion et donner des maux de tête aux partisans du statu quo.

    1. Qu’il est Grand ce Thomas. Il a mis les mots sur mes pensées tel un apiculteur mettrait des chaussons à ses abeilles. Le miel récolté ne s’en retrouve que plus doux.

      1. Merci pour ces commentaires.

        Il est en effet difficile de fournir un point de vue original « de gauche » sans être directement accusé d’adoration du guru Mélenchon. Mais ce dernier ne fait qu’agréger des idées largement répendues dans la sphère abusivement appelée « gauche radicale ». Chantale Mouffe, Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Serge Halimi… la liste d’intellectuels, journalistes et chercheurs en sciences économiques et sociales qui nourissent la pensé de ce « temple de la Gauche » sont trop nombreux pour être réduit à trois initiales.

        Thomas, je serais heureux d’entendre les désacords de fond, quelque soit la forme retenue pour les exprimer !

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