Faut-il avoir peur du Black Bloc ?

Faut-il avoir peur du Black Bloc ?

Vêtus de noir, masqués et cagoulés, ils avancent en tête des cortèges de manifestants, brandissant des slogans anarchistes et anti-capitalistes. Ceux que les médias appellent communément «les casseurs» s’avèrent être des individus extrêmement politisés, cultivés et organisés. En marge du G20 de Hambourg, les autorités allemandes avaient jugé nécessaire de déployer 20000 policiers, 11 hélicoptères, 3000 véhicules, 185 chiens, 70 chevaux et une dizaine de canons à eau pour les contenir et les dissoudre, en vain. Débordées par les sittings pacifiques et les barricades incendiées, les forces de l’ordre ont dû concéder des zones de non-droit où les habitants, après avoir applaudi les activistes depuis leurs fenêtres, sortaient leur distribuer cafés et friandises.

Que veulent ces militants d’extrême gauche formant les « black bloc », comment expliquer leur détermination, faut-il les craindre, ou les encourager?

1) De l’absurdité du système

La croissance mondiale devrait s’établir à 3,5 % en 2017, soit une création de richesse supplémentaire de 2800 milliards de dollars, l’équivalent du PIB de la France. Cette manne supplémentaire se concentre sur quelques privilégiés. Ce ne sont plus huit, mais seulement cinq milliardaires qui possèdent autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité. (1)

L’agriculture mondiale produit suffisamment de nourriture pour subvenir aux besoins de 12 milliards d’être humains, mais 700 millions d’entre eux meurent de faim. (2)

La guerre contre le terrorisme a fait 1,3 million de morts depuis 2002, et une dizaine de millions de déplacés; jamais l’Europe n’a subi autant d’attentats que sur les 24 derniers mois. (3)

Une écrasante majorité des combattants d’ISIS de Mossoul furent jadis emprisonnés et torturés par l’armée américaine en Irak, suite à l’invasion de leur pays. Amnesty internationale parle de crime de guerre commis par les forces de la coalition, dont la France et les USA, lors de la reconquête de Mossoul. (4)

Dans ce contexte d’aggravation exponentielle des inégalités et de mépris croissant pour les droits de l’homme, les dirigeants des vingt pays les plus riches ont tenu sommet.

Photo: L’express

Dix-neuf d’entre eux se sont accordés pour renouveler leur engagement à respecter l’accord de Paris sur le climat, isolant et condamnant au passage la position américaine. En dépit des réticences de Donald Trump, le communiqué final réaffirme également l’attachement aux valeurs du libre échange, telles qu’elles sont définies par l’Organisation Mondiale du Commerce. La lutte contre les inégalités, les efforts de non-prolifération nucléaire et les questions de cybersécurité ne furent pas ou peu discutés.

Le G20 n’est pas à une contradiction près. Les 19 pays membres (plus l’UE) subventionnent les énergies fossiles à hauteur de 440 milliards par an, soit quatre fois plus que les énergies renouvelables. Chaque année, 90 milliards de dollars d’argent public sont dépensés pour soutenir les projets d’exploration visant à découvrir de nouveaux gisements de pétrole, gaz et charbon. (5)

De même, la contradiction profonde entre la lutte contre le réchauffement climatique et l’accélération de la mondialisation à travers des traités comme le JETA et le CETA (qui, d’après la Commission européenne, augmentera significativement les rejets de C02 de ces deux parties) ne semble émouvoir personne.

Ultime provocation, Angela Merkel avait retenu Hambourg, bastion historique de la gauche contestataire allemande, pour organiser ce sommet qui court-circuite l’ONU et ne repose sur aucun traité ni accord juridique.

Le black bloc avance vers le G20 –  Source: Lundi Matin

Dans ce contexte, on peut comprendre pourquoi plus de cent mille manifestants se sont mobilisés pour dénoncer une réunion contestable au service d’un système contesté, dont les décisions débouchent trop souvent sur des situations absurdes.

Citons quelques motifs d’indignation.

La ratification du CETA fournit un débouché inespéré aux pétroles des sables bitumineux canadiens. Leur exploitation nécessite de raser des millions d’hectares de forêt pour déployer des bulldozers capables de ratisser les sables. Ceux-ci sont ensuite exposés à des millions de mètres cubes de vapeur d’eau sous pression qui permet de récupérer le précieux liquide noir. Ainsi, l’extraction des sables bitumineux a un bilan énergétique particulièrement défavorable : environ une tonne de pétrole est brûlée toutes les trois tonnes produites. Cela rend l’empreinte carbone de ces huiles lourdes comparable au charbon conventionnel. (6)

La directive sur les travailleurs détachés permet à un ouvrier lituanien de venir travailler en France pour toucher un salaire lituanien, sans payer de cotisations sociales. En Grande-Bretagne, cette concurrence déloyale serait le premier facteur du vote pour le Brexit. 

L’Union européenne cherche à autoriser l’usage de pesticides dans l’agriculture bio, elle a approuvé la commercialisation de quatre OGM pour l’alimentation humaine contre l’avis des Etats membres, ainsi que le Roundup de Mosanto. Pourtant l’OMS le considère cancérogène, et les fuites de courriels internes (les Monsanto papers) montrent que l’entreprise elle-même sait que ce produit présente un risque. De même, l’accord sur les perturbateurs endocriniens autorise de fait leur usage au sein de l’Union européenne, et exonère les produits de Monsanto comme le Roundup, perturbateur reconnu par l’OMS, d’être soumis à la réglementation. (7)

Partout dans le monde, dix ans après la plus grave crise financière de l’histoire du capitalisme moderne, les États s’efforcent de déréguler les banques et de revenir sur les législations mises en place après la crise. C’est le cas de la France,  de l’Union Européenne et des USA. (8)

En France, le gouvernement souhaite rendre obligatoire l’injection de pas moins de onze vaccins à tous les nouveau-nés. Les sels d’aluminium utilisés comme substrats ont été reconnus nocifs par l’Union européenne elle-même, mais cela ne gêne pas la ministre de la Santé, ancienne employée de laboratoire pharmaceutique. (9)

Malgré les alertes des ONG, le rapport accablant d’Amnesty International et les inquiétudes exprimées par la Cour européenne des droits de l’Homme, la France s’apprête à rendre l’État d’urgence permanent. (10)

Partout dans le monde, les États tentent de baisser les taux d’imposition sur les plus hauts revenus, dans le but d’attirer chez eux les flux de capitaux. Ce jeu de perdant perdant accroît considérablement les inégalités. Or, même du point de vue du capitalisme, les inégalités impactent négativement la croissance (d’après les études du FMI et de l’OCDE).

La démocratie recule un peu partout dans le monde. Les gouvernements d’extrême droite prennent le pouvoir aux USA, au Brésil, en Pologne, Hongrie, Finlande, Ukraine et au Royaume-Uni (par coalition). Pourtant, les membres du G20 s’appliquent à déréguler toujours plus le commerce et la finance.  » Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens» explique Jean Claude Juncker, validant ainsi l’idée selon laquelle l’Union européenne n’est pas une démocratie.

Dans ce monde absurde donc, certains pensent que la voie des urnes et l’action citoyenne peuvent faire changer les choses. L’énergie déployée par «le système» pour humilier Syriza et contenir les candidatures «progressistes» de Jeremy Corbin (UK), Bernie Sanders (USA) et Jean-Luc Mélenchon (FR), mais également la contrainte qui impose à Donald Trump de faire un virage à 180 degrés sur toutes ses propositions «alternatives» (protectionnisme, rapprochement diplomatique avec la Russie, fin de l’interventionnisme militaire, fin de l’OTAN) laisse à penser qu’il n’existe pas d’issue démocratique à la crise du capitalisme.

C’est du moins le point de vue d’une partie de l’extrême gauche, dont les éléments les plus radicaux forment le «black bloc».

2) La solution anarchiste des autonomes du black bloc.

Puisque le système ne fonctionne plus, il faut le renverser, le mettre en échec, vous dirons les militants du black bloc.

Les connaissances théoriques et pratiques nous manquent pour analyser la pensée de ces courants, si tant est qu’ils partagent un socle philosophique commun. Les solutions proposées aux problèmes du système (socialisme, écologie, communisme, anarchisme…) ne semblent pas faire l’unanimité, et les revendications des militants présents à Hambourg varient selon les témoignages et les sensibilités.

Il ressort tout de même du courant anarchiste une confiance infinie en l’être humain, qui une fois libéré des rapports de domination, doit pouvoir organiser une vie en société harmonieuse. La décentralisation du pouvoir et l’autonomie des communautés permettraient de répondre à de nombreux défis, en particulier celui de la décroissance. 

Loin de ces concepts idéalistes, certains sont probablement à la recherche d’un exutoire à la colère qu’inspire un système absurde et autoritaire. Lui qui supprime les libertés des citoyens (NSA, fichage abusif, État d’Urgence, patriot act) à mesure qu’il concentre la richesse produite vers les plus hautes sphères de la société, déverse des millions de tonnes d’explosifs sur les populations et détruit l’environnement.

Réduire le black bloc à des casseurs irrécupérables ayant basculé dans la violence serait pourtant une erreur.

Les actions entreprises à Hambourg et ailleurs témoignent au contraire d’une certaine concertation, d’une intelligence de groupe et d’une stratégie qui est parvenue à perturber le bon déroulement du G20 malgré un déploiement de policiers disproportionné. (11) L’établissement de zones d’exclusion de toute autorité fut à ce titre une nouvelle victoire.

Les habitants de Hambourg ont été nombreux à encourager les manifestants depuis leurs balcons, avant de venir distribuer boissons et nourriture aux militants tenant les barricades. De même, lors des manifestations contre la loi El-Khomri, les manifestants ordinaires scandaient des slogans de solidarité au black bloc. «Nous sommes tous des casseurs» pouvait-on entendre sortir des rangs des syndicalistes et citoyens lambda. (12)

Les black blocs et leurs soutiens ne sont que l’expression d’une réponse à la recrudescence des violences policières. À Hambourg, les scènes de guérilla urbaines ont pour origine les tirs de canon à eau qui visaient à disperser la procession de manifestants pacifiques et les bombardements au gaz lacrymogène destinés à faire évacuer les sittings non violents. (13)

Puisque la police, partout dans le monde, a recours à la force, il devient logique que certains décident de s’équiper pour l’affrontement. Pour le black bloc, cet affrontement devient une stratégie nécessaire et assumée.

3) La stratégie du black bloc et l’explication de la violence

Le système détient le monopole de la violence, que ce soit pour tuer Rémi Fraisse d’un tir tendu de grenade de désencerclement, ou pour bombarder sans discernement et avec le soutien financier de l’ensemble du G20 les populations yéménites, ou encore lorsqu’il s’agit de torturer en toute impunité des individus privés de leurs droits les plus élémentaires dans des prisons comme Guantanamo.

Le système est ainsi prisonnier de sa propre logique. En France, Emmanuel Macron est contraint par ses engagements, son idéologie, l’Union européenne et les marchés financiers à mettre en place une politique contestable : austérité budgétaire pour financer la suppression de l’ISF et la baisse de l’impôt sur le capital, le tout sous fond de suppression des droits sociaux des travailleurs.

Pour imposer cette politique, il compte sur la pérennisation de l’État d’urgence qui avait permis à son prédécesseur d’astreindre à résidence une vingtaine d’opposants politiques et d’interdire plus de cent cinquante manifestations. (14)

Plus le pouvoir favorise les puissants, plus il devient autoritaire, et prévisible. Pour les anarchistes et militants d’extrême gauche, la stratégie d’affrontement et de désobéissance citoyenne sert donc deux buts.

Le premier est d’exposer la violence et l’absurdité du pouvoir. À ce titre, les manifestations de Hambourg sont une demi-réussite, et si les grands médias faisaient leur travail correctement, une formidable victoire. Bien que la couverture médiatique fut essentiellement négative, elle fut extrêmement large. De même, si les manifestations pacifiques des infirmières ne font jamais plus de trente secondes aux JT, la marche du 1er Mai et ses cocktails Molotov ont marqué les esprits et poussé de plus en plus de gens à se rendre sur les sites anarchistes pour comprendre le phénomène Black Bloc. Le recours à la violence se justifierait ainsi par le simple fait qu’elle est nécessaire pour permettre de se faire entendre, comme l’explique aux Inrocks le professeur en science politique Francis Dupuis-Déri. Ce sont donc les médias, et le système qu’ils servent, qui sont directement responsables de cette violence par leur profonde bêtise qui les rend totalement prévisibles. Les médias ne peuvent s’empêcher de rechercher le sensationnel, et l’État de s’opposer par la force à toute contestation.

Ainsi, le second objectif des autonomes est de pousser l’État à la faute. Si des manifestations importantes ont lieu contre la loi travail de Macron, qu’elles sont violemment réprimées, et que des manifestants sont tués (surtout s’ils ne sont pas vêtus de noir), le gouvernement se retrouve pris dans un engrenage qu’il ne contrôle plus. Deux scénarios sont alors possibles : soit la population se soumet à l’autoritarisme, et l’État de droit cesse d’exister. Soit la contestation s’amplifie et le gouvernement devenu illégitime doit capituler.

Car en réalité, l’État, bien que tout puissant, demeure paradoxalement très faible. Il ne tient que par le consensus de la population à se soumettre à son autorité. Si les citoyens arrêtent subitement de consommer, d’obéir, de se rendre au travail, l’État s’écroule en une journée, et potentiellement sans la moindre violence. Encore faut-il un élément déclencheur qui permette d’atteindre ce point de bascule.

Les révolutions sont toujours le fait d’un petit nombre d’agitateurs, qui agissent comme l’étincelle mettant le feu aux poudres.

Ainsi, le black bloc espère jouer ce rôle. Compte tenu de ses objectifs et méthodes, le port de vêtements noirs sert avant tout à protéger l’identité des activistes en leur permettant de se fondre dans l’anonymat. L’absence de chef et la spontanéité des autonomes mettent directement en échec les stratégies de répression et tentatives de contrôle ou de négociation classiques.

4) La réponse du gouvernement français au black bloc

Le gouvernement semble avoir pris conscience de cette menace et agit logiquement en conséquence.

Ainsi, « envoyé spécial » nous apprend que les moyens de la lutte contre le terrorisme ont été en grande partie redéployés pour surveiller les activistes les plus radicaux. Les manifestants sont systématiquement fichés, comme ce fut le cas lors des manifestations lycéennes d’entre deux tours des présidentielles. Les numéros de téléphones portables sont récupérés par des dispositifs d’espionnage numériques mobilisés en marge des manifestations, à l’insu des citoyens et sans aucun contrôle judiciaire. Pour le G20, les cheminots de la SNCF furent priés de signaler aux autorités tout individu semblant prendre le train pour assister aux rassemblements de Hambourg. Sans l’indignation de Sud Rail, cette information ne serait pas ressortie. (15)

La paranoïa du gouvernement français et le viol des libertés fondamentales de la population ne sont que deux exemples parmi d’autres du fait qu’on se rapproche de plus en plus du point de rupture, celui-ci ne pouvant lui-même que déboucher sur le totalitarisme ou la révolution.

Le black bloc compte ses blessés par centaines. Pour défendre nos libertés, il sert de cible aux plus grandes concentrations de violence policière. La lecture des témoignages des militants pris entre deux feux est traumatisante. En 2016, les syndicats policiers dénonçaient la logique d’affrontement souhaité par le gouvernement. Brûlures aux cocktails Molotov, hospitalisations en séries, les forces de l’ordre sont elles aussi victimes, malgré la disproportion de moyens mis à leurs dispositions, de l’obsession répressive du gouvernement.

Conclusion

Le black bloc n’est que la conséquence logique de la violence et de l’absurdité croissante d’un système ayant largement échappé au contrôle démocratique.

Pour ces activistes, les quelques voitures brûlées et blessures occasionnées à la police seraient anecdotiques en comparaison de la violence institutionnalisée de nos démocraties, qu’il s’agisse des milliers d’hospitalisations observées pendant les manifestations contre la loi El Khomri, des millions de morts et dizaines de millions de déplacés par les guerres où nos gouvernements sont directement impliqués (Runda, Côte D’Ivoire, Centrafrique, Mali, Libye, Irak, Syrie, Yémen. Afghanistan), ou bien de la violence sociale qui, chez nous, cause la mort de plus de cinq cents personnes par an sur leur poste de travail et est à l’origine de près de cinquante mille décès liés à la pollution atmosphérique ainsi que d’une grande part des douze mille suicides annuels.

À ce titre, la disproportion des moyens mis en œuvre par la police face à ces jeunes devrait, en théorie, ouvrir les yeux des citoyens. Pour maintenir l’illusion, on nous parle de «casseurs», on manipule l’information et on évite soigneusement de diffuser les images et de recueillir le témoignage des manifestants pacifistes pris dans les nasses de CRS.

Si la réussite du projet «révolutionnaire» semble tenir du registre de l’utopie, le recul du gouvernement sur des projets de loi précis, voir une orientation politique tout entière reste une possibilité.

Sachant cela, faut-il avoir peur de ces hommes et femmes vêtus de noirs? Tout dépend de votre rapport au «système» et à sa logique…

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Sources principales de l’article :

Pour comprendre l’esprit anarchiste des «Black Blocs», je vous recommande la lecture de ce manifeste, daté de 2001.

Pour saisir l’ampleur des violences, de part et d’autre, le documentaire « nous sommes tous des casseurs» malgré un parti pris en faveur du gouvernement, permet de se faire une première opinion. Il comporte de nombreux trésors comme la mise en lumière de la manipulation politico-médiatique de l’affaire de l’hôpital Necker, et de nombreux témoignages intéressants.

Le site Taranis News offre une vision plus «neutre» (et spectaculaire) du fait de l’absence de commentaire des images. Les textes sont, à l’inverse, très engagés, au point de vous saisir aux tripes.

Médiapart a pour sa part signé plusieurs articles sous forme de témoignages qui vous glaceront le sang. Leur couverture des événements de Hambourg offre également un contraste saisissant avec les reportages des JT.

Le reportage en Anglais de «Democracy Now» est un modèle de journalisme alternatif, chaudement recommandé.

L’interview de l’avocat de Wikileaks, Juan Branco, permet de mieux saisir la stratégie de certains courants anarchistes.

Notre article « le dilemme du prisonnier» reprend de nombreuses sources sur l’utilisation répressive de l’État d’urgence et sur les violences policières.

Si vous n’avez pas accès à Médiapart, l’article de l’Humanité qui dresse le bilan des violences (de tout bord) ayant eu lieu pendant les manifestations contre la loi El Khomri permet de se faire une première idée du décalage entre la version officielle et les faits.

Enfin, l’interview aux Inrocks du politicologue Francis Dupuis-Déri permet de saisir en partie la pensée des black blocs (seul le témoignage de Juan Branco permet cependant d’en faire le tour).

Et pour un point de vue (en Anglais) anti-black bloc fourni par la gauche radicale américaine, l’excellent Chris Hedges mérite d’être lu.

Références :

  1. D’après Les Echos.
  2. À voir absolument, cette vidéo « datagueule » de France télévision, avec les sources de chaque affirmation en bas de page.
  3. D’après le Huffington post, ce chiffre pourrait en réalité dépasser les 2 millions. Le chiffre de 1.3 million est considéré comme une estimation basse, mais est largement accepté.
  4. Democracynow.org (journal télévisé indépendant, aux nombreuses nominations et prix journalistiques) offre une perspective intéressante de la prise de Mossoul. Selon les estimations faites sur place, 8 combattants d’ISIS sur dix sont d’ancien prisonnier de guerre ayant subi des tortures ou humiliations par l’armée américaine. Il évoque également les rapports d’Amnesty international parlant de crime de guerre. Le reportage est à voir ici.
  5. Les chiffres varient légèrement selon les sources, mais restent globalement consistants.
  6. Les comparaisons entre tonnes de C02 rejetées par le charbon et les pétroles bitumineux varient selon les gisements d’hydrocarbures et les enquêtes, certains allant jusqu’à attribuer un plus grand impact aux seconds
  7. Sur les perturbateurs endocriniens, lire ce formidable article de Reporterre
  8. Lire cet excellent article de Romaric Gaudin, « le gouvernement l’assume, mon amie c’est la finance »
  9. Sur l’absurdité de l’obligation vaccinale, lire en particulier cet article (point de vue de la santé) et celui-ci publié sur Le Monde (point de vue économique) 
  10. Sur la notion de l’État d’Urgence qui enfreint les libertés individuelles, on citera la Commission européenne des droits de l’homme (ici)   et Amnesty International ()
  11. L’article le plus complet sur la manifestation d’Hambourg est signé Médiapart
  12. À ce titre, il faut absolument voir le documentaire d’Envoyé spécial « nous sommes tous des casseurs », bien qu’il défendent essentiellement le point de vue des autorités, il donne la parole aux manifestants.
  13. Cf Médiapart et aussi https://www.democracynow.org/2017/7/7/welcome_to_hell_100_000_people
  14. Lire le rapport d’Amnesty International.
  15. Un site qui glace le sang, taranis news

Note: Politicoboy n’approuve aucune forme de violence. Cet article cherche seulement à donner des pistes pour l’expliquer, qu’elle provienne des gouvernements via les forces de l’ordre, ou des manifestants.


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